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Les livres de Corum (5) - Le chêne et le bélier

( Corum (5) - The oak and the ram )

couverture
Illustration : illustrateur


MEILLEUR LIVRE DE FANTASY
Position actuelle : 82
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Nombre de votes : 264
Auteur :Michael MOORCOCK
Année de création : 1973
Sous-genre : Fantasy
Edition :
2005Pocket( n° 5461 )
 
Quatrième de couverture :

Grâce au sacrifice du Taureau Noir, la terre natale de la belle Rhalina peut refleurir, mais les Fhoi Myore sont toujours là. Ces monstres venus d'une autre dimension sont en train de purifier le monde de toute présence humaine; ils ont même capturé l'Archidruide Amergin, qu'ils retiennent prisonnier dans sa propre ville de Caer Llud.

Le seul personnage assez respecté pour organiser la résistance ! Corum, le Prince à la Robe écarlate, n'a jamais affronté une situation aussi difficile. Ce n'est pas tout d'entrer à Caer Llud, il faudra encore en faire sortir un vieillard sans forces — car les Fhoi Myore l'ont ensorcelé pour plus de sûreté : il se rend maintenant pour un animal. Pour refaire de lui un homme, il faut trouver le Chêne d'Or et le Bélier d'Argent, ces deux figurines surnaturelles. Une mémorable quête en perspective...


 

Note moyenne donnée par les internautes :  ( 1 vote )

Très bien   le 07/02/2010 > Corum a tout d'un très grand !
Cinquième tome des Livres de Corum et suite des péripéties du Prince à la robe écarlate parmi les Tuha-na-Cremm Croich, le peuple du mont, les descendants de son aimée, Rhalina. Une aimée qui, rappelons le fut remplacée par la belle et farouche Medhbh dans le cœur de Corum qui a adopter son peuple et qui coule, alors que débute le récit, quelques jours heureux, mais qui sont de courte durée puisque la menace des terrifiants Fhoi Myore n’a pas disparu et ceux-ci vont vite se rappeler au bon souvenir du Champion Eternel et de ses alliés qui, une fois de plus, devront batailler ferme pour repousser leur menace. Bon, une fois de plus, il ne faut pas s’attendre, d’un point de vue narratif a de grands bouleversements ; les habitués seront une fois de plus en terrain connu sur ce point : Corum et les siens sont tranquilles, un événement survient, une quête quelconque est décidée et le voila parti, seul ou accompagné, pour de nouvelles aventures qui s’avéreront, bien évidement, périlleuses, dans une grande course contre la montre avant un affrontement final, forcement spectaculaire. Bon, il est évidant que dit comme cela, tout ceci n’a pas l’air très engageant, pourtant, une fois de plus, la trame fonctionne parfaitement et l’on peut dire sans crainte que la grande force de Moorcock est de sublimer des récits qui, chez d’autres, seraient franchement beaucoup moins intéressants. Car une fois de plus, le lecteur en aura pour son argent (enfin, si une telle expression convient à un livre à moins de 6 euros) et ne perdra pas son temps, bien au contraire. Une fois de plus, c’est l’aventure avec un grand A que nous offre l’auteur britannique et c’est avec un grand plaisir que l’on y replonge, dévorant le tout d’une traite.

Un récit captivant, du début à la fin, où l’on suivra Corum et ses compagnons (pour une fois nombreux), Jhary-O-Connel qui fait là son grand retour pour notre plus grand plaisir (personnellement, j’adore ce personnage avec son coté dandy, mystérieux voir par fois je m’enfoutiste mais qui en sait beaucoup plus qu’il ne le prétend même si sa mémoire, comme il le reconnaît lui-même, lui joue souvent des tours) même si dans ce cinquième volume, il reste un peu en retrait de l’action, mais aussi les deux Sidhi, dont le peuple, allié aux Vadhaghs et aux humains combattirent autrefois les Fhoi Myore, Goffanon, le « nain » forgeron (qui avait fait son apparition dans le tome précédant), et Ilbrec, fils d’une sorte de « Dieu des océans », deux personnages particulièrement savoureux, en particulier le premier cité. Où on les suivra donc partir en plein territoire ennemi, dans leur forteresse afin de libérer le grand Druide des peuples humains encore en vie, le sortir de son ensorcellement (par ailleurs assez amusant puisque celui-ci se prend pour… un mouton !) et, car sans trésors pas de véritable quête qui se tienne, récupérer deux objets « magiques » des mythes celtiques, euh pardon, Mabdens (comme on nomme les humains), le fameux Chêne et le bélier. Une fois de plus, les dangers seront grands, les rebondissements et divers coups de théâtre nombreux, Gaynor le damné sera une fois de plus de la partie et Corum affrontera même, en combat singulier, l’un des épouvantables Fhoi Myore, ces créatures stupides issues des limbes et qui, assez curieusement, ressemble a l’un des plus farouches ennemis du Prince à la robe écarlate, Glandyth-a-Krae, abattu a l’issu de la guerre contre les seigneurs du Chaos plus de mille ans auparavant. Une ressemblance dont on n’en saura pas plus (du moins pour le moment, je n’ai pas encore attaqué le sixième tome) et qui laisse des questions en suspens quant aux origines de ces créatures…

Bien entendu, Le chêne et le bélier s’achèvera, après moult péripéties, bien, le grand Druide étant sauver et les Tuha-na-Cremm Croich et leurs nombreux alliers reprenant confiance dans leur lute contre les Fhoi Myore, mais pour Corum, une vieille prédiction commence a le tourmenter de plus en plus et le sentiment que sa fin est proche devient plus qu’une certitude à ses yeux, mais tout cela, comme toutes les autres questions que le lecteur peut se poser trouvera des réponses dans le prochain et dernier tome des Livres de Corum. En attendant, ce Chêne et le bélier, sans être le meilleur de la saga, n’en reste pas moins, dans la ligné de ses prédécesseurs, d’un bon niveau, nous montrant une fois de plus toutes les qualités (et elles sont nombreuses) des aventures du dernier des Vadhaghs.
 




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