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Saga de Hawkmoon (1) - Le joyau noir

( Runestaff (1) - The jewell in the skull )

couverture
Illustration : illustrateur


MEILLEUR LIVRE DE FANTASY
Position actuelle : 36
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Nombre de votes : 426
Auteur :Michael MOORCOCK
Année de création : 1967
Sous-genre : Héroïc Fantasy
Edition :
2004Pocket( n° 5298 )
 
Quatrième de couverture :

Une nuit d'horreur s'abat sur Kôln. Les armées du Ténébreux Empire viennent de s'emparer de la ville. Les petits garçons sont crucifiés, les petites filles rendues. On force les gens, pour sauver leur vie, à se livrer en public a des exhibitions infâmes. Ils deviendront cadavres ou soldats. De toute façon, ils obéiront à la sinistre devise : «Mort à la vie».

Dorian Hawkmoon reste prostré dans sa prison. Après tout ce qu'il a enduré, il n'éprouve plus aucune émotion. Il a oublié le supplice infligé à son père, le vieux duc de Kôln. Une partie de son esprit est morte. Il ne désire plus rien.

Alors le noir baron Melladus, hiérarque de l'Empire, trouve un moyen de le manipuler quand même. Une machine le caresse, le pénètre ; il soupire. Un objet s'incruste dans son front : le Joyau Noir, souple comme la chair, irradiant une chaleur anormale. C'est une torture inédite, un piège incroyablement pervers, une malédiction inconnue qui désormais le poursuit. Jusqu'à sa mort ?


 

Note moyenne donnée par les internautes :  ( 1 vote )

Incontournable   le 21/11/2009 > Au service du Baton runique
Après être venu à bout des neuf tomes du légendaire Cycle d’Elric, où, pour la première fois, je découvrais l’univers de l’écrivain britannique Michael Moorcock, l’envie de continuer à découvrir les autres œuvres du « maître » me pris et pour cela, rien de tel que de me lancer dans une autre longue saga, tout juste sept tomes (c’est un peu moins), la moins connu, mais néanmoins excellente Légende d’ Hawkmoon. Car si les péripéties de cet autre avatar du Champion Eternel, le Duc de Köln, Dorian Hawkmoon, sont depuis longtemps dans l’ombre de celles du Prince albinos, elles n’en sont pas moins digne d’intérêt, voir, pour certains, égales voir supérieurs. Alors, la meilleur chose pour se faire une idée précise de la chose étant de découvrir cette œuvre par moi même, il était pour le moins normal, après Elric, d’attaquer Hawkmoon. Et force est de constater, à la lecture de ce premier tome, que je n’ai pas été déçu du voyage.

Le joyau noir, premier volume du cycle d’ Hawkmoon, nous entraîne dans un monde fort différent, comme le lecteur s’en rend compte assez rapidement, de celui où Elric vécut ses aventures, quelques milliers d’années auparavant, même si quelques similitudes subsistent, ne serais ce tout simplement que par son nouveau personnage principal, qui ressemble légèrement au dernier Empereur de Melniboné de part son coté tourmenté, indécis voir cynique. De même, l’on retrouve un fidèle compagnon, dans le cas présent un « géant-nain » du nom de Oladhan, comme put l’être Tristelune en son temps. Et si, pour le moment, il n’est quasiment pas fait mention d’une quelconque dualité Loi/Chaos, attendons les autres volumes car l’on se doute bien que ceux-ci ne sont pas très éloignés… De même, comment ne pas voir dans l’Empire Grandbreton, une réminiscence de la cruelle Melniboné en plus décadent, plus horrible et bien mieux détaillée ? Bref, les points communs ne manquent pas, mais la grande force du cycle, est son univers, que l’on découvre dans ce premier volume : des milliers d’années se sont écoulées, nous sommes en plein sixième millénaire, une lointaine (déjà) guerre atomique ravagea le monde et le replongea dans le chaos, les hommes retournant au fil du temps à une espèce de moyen age où les objets a priori anachronique sont présents, et où des guerres perpétuelles entre les Etats ont lieu, chacun essayant de conquérir et d’asservir ses voisins ; à ce petit jeu là, l’empire Grandbreton ( inutile de vous dire d’où ils viennent, le nom est assez explicite) est le plus fort, ravageant tous sur son passage au sens propre comme au figuré, et s’apprêtant à unifier par la force, les armes, le sang et la mort une Europe quasiment sans défenses. Un Empire que l’on peut qualifier sans peine de maléfique, tant par les méthodes que par les mœurs. Ailleurs, le monde à aussi changer : sur le continent américain, les habitants sont revenus à un mode de vie plus proche de la nature tandis que la Chine règne sur l’Asiacomunista, autre Empire gigantesque. Bref, un monde post-apocalyptique revenu au moyen age où science et magie sont intrinsèquement liées.

Mais plus encore que l’univers, que l’on découvre dans ce premier volume, ce sont les protagonistes qui tiennent le haut du pavé dans Le joyau noir et si sur ce point, Hawkmoon malgré son charisme est loin de valoir Elric (mais bon, quelque part, celui-ci est hors concours), les autres rehaussent le niveau de l’œuvre, en particulier le Comte Airain, vieux combattant exceptionnel aux connaissances de la politique mais aussi de certains artefacts magiques et des légendes tout bonnement grandiose, mais aussi le Baron Meladius, dans le rôle de la Némésis du Duc de Köln. Tout autour de ces trois personnages principaux gravitent une foule d’autres, assez réussis pour la plupart même si certains auraient mérités que l’on s’attarde un peu davantage sur eux tant leur potentiel était prometteur, je pense pour ne citer que lui au moscovite Asrovak Mikosevaar que j’aurais aimer qu’il ait un rôle plus important.

Car en fait, on touche là à un point faible de ce premier volume et de l’œuvre en générale : sa durée. Bien que se prolongeant sur sept volumes, ceux-ci ne sont pas bien longs et fourmillent chacun d’événements qui s’enchaînent les uns après les autres. Du coup, l’on ne s’attarde guère sur des épisodes qui auraient mérité un traitement plus approfondis. Cela n’empêche pas Le joyau noir d’être un excellent roman, une belle entrée en matière pour un cycle plus que prometteur, mais bon, l’impression que tout cela aurait put être encore mieux ne me sortira pas de la tète. La légende prétend que Moorcock écrivit chaque tome du Cycle d’ Hawkmoon en quelques jours chacun, sans relecture. Je ne sais pas si cela est tout à fait exact, mais ceci explique peut être cela. Quoi qu’il en soit, j’ai vraiment hâte de lire la suite et de découvrir la destinée du Duc de Köln, du Comte Airain et des autres.
 




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